Le jour le plus important pour les américains approche.
Non, ce n'est pas la finale du Super Bowl. Non, ce n'est pas l'Independence Day non plus. Il s'agit ni plus ni moins de l'élection présidentielle américaine. Elle est prévue tous les 4 ans le premier mardi suivant le premier lundi de novembre (allez comprendre cela). Mardi 4 novembre 2008 aura lieu la 55e élection quadriennale (exception entre 1789 et 1792 avec une élection triennale) du président et du vice-président des États-Unis.
Les candidats investis par les deux principaux partis sont John McCain, poids lourd de l'Arizona, pour le Parti républicain et Barack Obama, le "Miracle boy" de l'Illinois, pour le Parti démocrate.
Cette guerre psychologique a commencé dès l'issue du combat Clinton – Obama. Comme un homme est plus Barack-é qu'une femme, Obama a été plus endurant dans leur combat qui a duré des mois. Hillary n'a pu rien faire bien que son préparateur ait été d'une aide précieuse (ndlr : il n'a perdu qu'une seule fois de sa vie, contre une certaine Monica Lewinsky).
Les coups échangés étaient parfois très violents. Durant quelques semaines, McCain a espéré que l'issue du combat entre démocrates diviserait les partis et que le vainqueur du combat démocratique du clan démocrate en sortira affaibli. Mais c'était sans compter sur l'incroyable fair-play d'Hillary ! Samedi 7 juin, elle sort du ring, jette l'éponge et annonce son soutien envers Barack Obama et clame, avec son speech à la Ali (en retrouvant déjà son humeur Hilare), à tous ceux qui voulaient entendre qu'il fallait que le camp démocrate reste uni pour apporter enfin un changement dans la présidence qui a vu 8 ans de domination républicaine n'apportant rien de très positif.
Du coté républicain, John McCain, ancien militaire et républicain conservateur sénateur de l'Arizona, était déjà seul en tête suite à une concurrence pauvre. Au début, Il apparaît comme le favori numéro 1 avec l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani pour la candidature républicaine. Finalement, il remporte officiellement l'investiture républicaine sans soucis. Il a ainsi eu plus de temps de se préparer pour créer une campagne de feu et vendre son « Arizona Dream » durant sa tournée.
Le combat est chaud. Même si Obama est béni (ndlr : Obama signifie Béni dans son pays natal) il a affaire à un adversaire coriace ! Et pour cause, son rival a passé 6 ans de sa vie emprisonné dans un camp vietnamien. Croyez-le ou pas, cela forge le caractère. Il en a même des séquelles : le syndrome de la Tourette et son bras gauche qui ne bouge quasiment plus. Mais heureusement, il a toujours son bras droit Sarah Palin qui n'a aucun rapport familial avec Michael Palin, humoriste Britannique. Mais nous pouvons tout de même nous poser la question car Sarah Palin a énormément d'humour. Elle a ainsi affirmé en 1997 qu'elle croyait que les Hommes et les Dinosaures ont vécu en même temps sur Terre il y a 6 mille ans. . . (et ça s'espère vice président dans 2 semaines). De plus, « he's NOT alone ! » il est soutenu par Sylvester Stallone, Bruce Willis, Arnold « Governator » Schwarzenegger & Cie. Ce qui nous donne respectivement Rambo, le militaire sans peur et sans reproche qui sauva plusieurs fois le monde et Terminator, le robot sans peur et sans reproche qui voulut détruire plusieurs fois le monde (Quel méli-mélo chez les républico). L'arsenal est très bien chargé !
Mais Obama fait aussi « l'entretien avec des acteurs », notamment Brad Pitt (Entretien avec un vampire) ainsi que sa « femme de c½ur » Angelina Jolie (S½urs de c½ur). Il a même pour projet le retrait immédiat des troupes américaines d'Irak, il défend également la mise en place d'une assurance santé universelle et n'est pas contre l'avortement et l'union civile homosexuelles. Il est aussi en faveur pour la peine de mort pour les crimes les plus graves seulement. Du coup, on remarque les vifs contrastes entres les deux concurrents car Obama est plus porté sur la dimension socio-humaine alors que McCain est surtout opposé à l'avortement (sauf en cas de viol, d'inceste ou quand les risques sont importants pour la santé de la mère), à un contrôle accru sur les armes à feu et est favorable aux peines de mort et défenseur de présence américaine en Irak mais le sénateur d'Arizona est également très sensible à la lutte contre le réchauffement climatique.
Ces idées différentes et ces différends sont peut-être dus à une génération de différence. Le Clash entre les deux serait plus "Gore" que le combat Gore - Bush junior (élection 2000). A la dernière ligne droite, un moindre dérapage dans les discours se payera cash. Et ce n'est pas Pat Cash ou encore Johnny Cash qui diront le contraire !
Au sondage américain, Barack Obama avait quelques longueurs d'avance jusqu'a ce qu'il interrompe sa campagne pour rendre visite à sa grand-mère souffrante. Coup de pub ? Quoi qu'il en soit, Obama montre son vrai visage : Celui d'un homme qui pense avant tout à sa famille. Dans un sens large, il penserait surtout à sa "nouvelle" famille : le peuple américain (s'il gagne l'élection...).
Mais c'est là que le bât blesse. Depuis cette interruption, McCain refait son retard aux sondages.
Terminons avec l'avis des belges sur l'actualité américaine. On cite que McCain nous fait penser au nom d'une marque de frites surgelées McCain®. Les belges n'aiment pas trop le surgelé, donc ils voteront Obama car lui, au moins, est une véritable Barack à frites. De plus, Obama serait plus apte à être le porte-parole de l'Amérique entière pendant les visites internationales car il ne serait pas évident pour John McCain de bien se comporter avec les autres diplomates aux moments ou le syndrome de la Tourette survient. Dans tous les cas, McCain serait cuit (comme des frites) si Obama venait à être élu. Ce serait alors le premier président noir de toute l'histoire américaine. Espérons qu'il n'y aura pas un Caen(McCain) au passage qui tuera Abel (Obama). Dans une période de crise, l'Amérique se serait bien passée de revivre la même horreur que le regretté J.F. Kennedy ou de Martin Luther King qui luttait pour le droit civique des afro-américains...
Et à votre avis, qui sera le futur résident de la Baraque Blanche ?